Nous avons adopté un positionnement plus prudent dans nos portefeuilles diversifiés en raison des doutes qui entourent la prévision d’un « atterrissage en douceur » de l’économie, alors que les politiques monétaires se durcissent et que les rendements obligataires augmentent. Cela nous incite à adopter une position courte en duration sur les obligations. Concernant les actions, nous avons choisi d’être courts sur l’Europe, mais nous sommes optimistes concernant le Japon et la Chine. Nous sommes longs sur les matières premières.
Pour les banques centrales, l’inflation est désormais suffisamment persistante pour arrêter de la qualifier de « transitoire » et commencer à intervenir. Dans le même temps, les marchés ne pensent pas que la Réserve fédérale américaine, ou la BCE, resserreront leur politique très longtemps. Le cycle de hausse des taux devrait s’inverser à partir de 2023.
Globalement, les obligations n’intègrent pas encore un scénario de récession, contrairement aux actions. Les marchés ont une impression de « déjà vu » : les variations des rendements et le recul des grands marchés actions rappellent les événements de mars 2020 et l’émergence de la Covid.
Si les spreads de crédit se sont élargis, l’augmentation de la prime de liquidité des obligations d’entreprises est pour l’instant modeste. Nous nous demandons si les spreads actuels pourront réellement rémunérer les investisseurs en cas de détérioration du risque de crédit, si le contexte se dégrade encore. Les obligations d’entreprises investment grade affichent des valorisations particulièrement intéressantes, tant aux États-Unis qu’en Europe. Nous n’hésiterons pas à nous positionner à l’achat sur le crédit si notre appétence pour le risque augmente.
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