Sponsorisée par BNP Paribas Asset Management, la 5è édition de la conférence annuelle de la Global Research Alliance for Sustainable Finance and Investment (« GRASFI ») a été l’occasion pour les experts en investissement, les universitaires et les responsables politiques d’évaluer les dernières recherches sur ce domaine de la finance en pleine évolution et dont le besoin est urgent.
Si l’adoption de solutions d’investissement « vertes » est en plein essor, de nombreux investisseurs se méfient des pratiques d’écoblanchiment (greenwashing) lorsqu’ils sont confrontés à des reportings extra-financiers truffés d’incohérences. Autre préoccupation, l’absence de politiques claires et de normes de comparaison pour évaluer les profils ESG (environnement, social et gouvernance) des entreprises et des détenteurs d’actifs.
Les investisseurs ne peuvent manifestement pas juger le caractère « durable » des opportunités d’investissement si leur impact ne peut être mesuré de manière objective à l’aide de méthodes indépendantes, rigoureuses et scientifiques.
C’est pourquoi un partenariat avec des chercheurs universitaires peut être créateur de valeur. Le changement climatique et la destruction de la biodiversité sont des risques complexes à évaluer pour les investisseurs, y compris les détenteurs d’actifs : des recherches approfondies sont donc nécessaires pour saisir l’ampleur des problèmes, quantifier les risques et élaborer des solutions adaptées à leurs besoins.
La recherche éclaire le débat
En tant qu’ investisseur durable pour un monde qui change, BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) soutient les initiatives de la GRASFI, qui regroupe près de 30 universités, visant à élaborer des programmes de recherche et d’enseignement interdisciplinaires de grande qualité sur l’investissement et la finance durables.
BNPP AM est convaincu des bienfaits des investissements durables fondés sur des preuves scientifiques. Les recherches de haut niveau permettent d’éclairer le débat général et nous poussent en permanence à adapter les méthodologies et les approches que nous adoptons vis-à-vis de concepts clés. Ces dernières portent notamment sur les objectifs de développement durable, l’alignement des portefeuilles aux scénarios d’évolution des températures, l’empreinte carbone et sur la biodiversité, la mesure des impacts et du risque climatique physique.
C’est pourquoi BNPP AM sponsorise la conférence annuelle de la GRASFI et partage les résultats scientifiques les plus pertinents avec les investisseurs, ses clients et l’ensemble du secteur de la gestion d’actifs sur ses sites Internet.
« En tant qu’experts de l’investissement durable, nous sommes ravis de bénéficier du travail présenté par la communauté académique de la GRASFI dans un nouveau domaine en plein essor, où les territoires inexplorés sont encore nombreux. Il est incroyable de constater l’impact de la communauté de la GRASFI sur l’évolution des méthodologies et l’utilité de son travail pour inspirer les nouvelles politiques. » – Roger Miners, responsable de la distribution pour l’Europe chez BNP Paribas Asset Management.
Un large éventail de thématiques
Cette année, la conférence a abordé de nombreux sujets :
- Les données et le reporting – Indicateurs et notations ESG ; publications et rapports financiers ; évaluation des facteurs liés au climat ; finance spatiale ; IA et Big Data.
- Régulateurs, réglementation et politiques – Le rôle des banques centrales et des régulateurs ; économie politique et finance durable ; finance et droit durables ; conséquences de la réglementation sur la finance durable.
- Parties prenantes et thèmes – Impact de l’investissement durable sur l’économie réelle ; aspects comportementaux de l’investissement durable ; préférences des investisseurs ; réponses des équipes de direction à l’investissement durable ; investisseurs confessionnels.
- Finance, société et environnement naturel – Biodiversité et nature ; adaptation et résilience ; secteurs durables (eau, agriculture, santé, infrastructures, etc.) ; conséquences sociales et sociétales.
Des publications universitaires convaincantes
Ces deux dernières années, nous avons publié des synthèses de plusieurs articles importants de la GRASFI :
- Évaluer l’impact du changement climatique sur le risque actions et la composition des portefeuilles, qui propose aux investisseurs une nouvelle approche leur permettant de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur les portefeuilles. Il s’agit d’un enjeu majeur pour les investisseurs ayant des horizons d’investissement à long terme, comme les fonds de pension.
- Investir dans le pouvoir d’influence : investisseurs, société de gestion et don politique, dans lequel les auteurs analysent et quantifient comment l’actionnariat peut être un puissant outil pour aider les investisseurs institutionnels et les comités d’action politique (PAC) à renforcer leur capacité d’influence.
- Promouvoir les opérations de refinancement ajustées du risque climatique Dans cet article, les auteurs estiment que les banques centrales doivent en faire davantage pour gérer leur exposition au risque environnemental. Ce document montre comment les banques centrales peuvent utiliser les opérations de refinancement ajustées au risque climatique (CARO) pour orienter les prêts bancaires vers des projets présentant de faibles risques en la matière.
- Une étude révèle que les entreprises américaines se contentent du minimum en matière de changement climatique. Elle montre que les entreprises américaines « externalisent » leurs responsabilités en matière de changement climatique, éludant les engagements ESG en « transférant » les émissions de gaz à effet de serre sur toute leur chaîne d’approvisionnement. Les auteurs démontrent que les entreprises américaines exploitent les pays plus pauvres en profitant de législations moins rigoureuses.
- Rendre obligatoire les publications ESG fait une vraie différence. Consacré à la question de la communication obligatoire des performances ESG et à son impact réel, l’article universitaire primé lors de la conférence de la GRASFI de l’année dernière note que cette démarche a des effets informationnels positifs pour les intervenants de marché car elle augmente « la disponibilité et la qualité des informations non financières des entreprise », améliorant ainsi les données utilisées pour prévoir les bénéfices.
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