Les investisseurs institutionnels sont nombreux à élargir leur univers d’investissement aux marchés financiers d’autres pays, ce qui fait intervenir un facteur crucial : l’évaluation du coût de couverture de la devise de l’investissement concerné.
Les assureurs européens qui diversifient leurs portefeuilles en y intégrant des actifs non-libellés en euros couvrent généralement l’exposition aux devises sous-jacentes car le Capital de solvabilité requis (SCR pour Solvency capital requirement) est plus élevé pour l’exposition au change. Au final, cela réduit l’attractivité et la performance attendue des actifs. Les fonds de retraite dont le passif futur est libellé en euros ont aussi tendance à couvrir leur exposition aux devises.
Le temps de détention des investisseurs obligataires étant plus long que celui des investisseurs en actions, le coût de couverture des devises peut être plus élevé. Et puisque la performance totale des obligations est généralement plus faible que celle des actions, ce coût de couverture peut représenter une part plus importante de la performance totale.
Dans notre article, Investing in foreign bonds: To hedge or not to hedge?, nous étudions le compromis entre le rendement plus élevé offert par les obligations étrangères et le coût de couverture. Autrement dit, jusqu’où le coût de couverture des devises peut-il augmenter avant d’annuler le différentiel de rendement.