Il est relativement facile de démontrer l’anomalie de faible volatilité — un phénomène découvert il y a un demi-siècle qui montre qu’investir dans des actions plus risquées n’est pas nécessairement synonyme de rendements plus élevés. Explications de Raul Leote de Carvalho[1].
Voici un exemple relativement simple. En classant les actions par leur volatilité historique sur trois ans, puis en divisant cet univers en quintiles[2], des moins volatiles aux plus volatiles chaque mois, nous pouvons construire cinq portefeuilles d’actions équipondérés.
Si la volatilité des portefeuilles correspondant à chaque quintile diffère significativement (voir tableau 1), il en va autrement pour leurs rendements : sur cette période, les performances des actions plus volatiles ont été pratiquement les mêmes que celles des actions les moins volatiles.
Des rendements ajustés du risque plus élevés
Par ailleurs, les ratios de Sharpe, c’est-à-dire les rendements moyens supérieurs aux liquidités divisés par la volatilité, sont inversement proportionnels à la volatilité : ratio de Sharpe le plus élevé pour les actions les moins volatiles et ratio de Sharpe le plus faible pour les actions les plus volatiles.
Tableau 1. Rendements annualisés et volatilité des portefeuilles associés aux quintiles d’actions classés selon leur volatilité historique
Base : Indice MSCI World, janvier 2003 à mai 2022 ; performances mensuelles en USD ; rééquilibrage mensuel. Source : BNP Paribas Asset Management, MSCI, FactSet, Bloomberg. À titre indicatif uniquement.
Nous estimons que les résultats présentés dans le tableau 1 sont solides. Les conclusions seraient similaires si l’on modifiait la période utilisée dans les simulations, par exemple, en la faisant débuter plus tôt.
Ces résultats se retrouvent pratiquement partout sur les marchés boursiers développés et émergents, dans différentes régions et même dans différents secteurs d’activité, comme nous l’avons montré dans notre article de 2015 « Low risk anomaly everywhere: evidence from equity sectors » publié dans l’ouvrage Risk Based and Factor Investing.
Atténuer les risques d’investissement
BNP Paribas Asset Management figure parmi les leaders de la gestion factorielle[3] — y compris l’investissement à faible volatilité — depuis 2009, car elle cherche à répondre aux besoins d’investisseurs soucieux de diversifier leurs portefeuilles et de cibler des rendements ajustés du risque plus élevés.
Nos stratégies de faible volatilité visent à améliorer les performances ajustées du risque par rapport aux indices traditionnels de capitalisation boursière. Pour ce faire, nous exploitons systématiquement l’alpha des titres à faible volatilité et atténuons les risques d’investissement sur le long terme.
La prise en compte d’objectifs de durabilité est aujourd’hui essentielle pour répondre aux attentes et aux besoins des investisseurs. C’est pourquoi notre équipe d’investissement quantitatif poursuit ces deux objectifs :
- Augmenter la note du portefeuille relative aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) par rapport à l’indice amélioré ESG (l’indice de référence moins 20 % des titres présentant les pires scores ESG)
- Réduire l’empreinte carbone des portefeuilles de 50 % par rapport à celle de l’indice de référence.
L’investissement lié au développement durable constitue la troisième composante de nos stratégies de faible volatilité. Les investisseurs peuvent personnaliser leurs investissements en fonction de ces objectifs :
- Le rendement qu’ils attendent
- Le risque qu’ils sont prêts à prendre
- Les objectifs liés au développement durable qu’ils visent.
[1] Lire également : L’anomalie de faible volatilité — un concept toujours d’actualité 50 ans après
[2] Cinq parties égales, chacune représentant 1/5e (20 %) de la fourchette
[3] Pour en savoir plus sur l’investissement factoriel, rendez-vous sur L’investissement factoriel — BNPP AM Luxembourg, investisseur professionnel (bnpparibas-am.lu) ou les pages correspondantes du site Internet de votre pays
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