Alors que les notions de capital naturel et de solutions basées sur la nature gagnent du terrain parmi la communauté financière, l’accent initial a été mis sur la capacité des forêts à séquestrer et stocker le carbone. Cependant, la gestion durable d’une forêt peut aussi être l’une des réponses pour sauvegarder la biodiversité.
Considérant que, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la demande mondiale de bois devrait augmenter au point de dépasser l’offre d’ici 2040, il est crucial que ce bois provienne de forêts gérées de manière responsable. Gérer une forêt de manière durable signifie assurer sa santé et sa productivité à long terme, tout en tenant compte des besoins environnementaux, sociaux, et économiques des générations actuelles et futures.
Les caractéristiques de cette approche
Paysage en mosaïque
La gestion durable implique la coexistence de différents écosystèmes au sein d’un même domaine forestier. Selon la géographie et les spécificités du site, jusqu’à 30 % d’une propriété peuvent être des zones mises en réserve où poussent librement différent arbres et buissons indigènes, s’entremêlant à la forêt productive, souvent composée d’une ou deux espèces commerciales. De plus, cette forêt comprend des arbres de classes d’âge variées. Encourager un mélange d’espèces et d’âges accroît la résilience de la forêt contre les nuisibles, les maladies, et les catastrophes naturelles.
Coupes contrôlées
Il n’y a pas de coupe rase extensive. La taille des zones de coupe est réglementée.
Obligation de reboisement
Les zones qui ont été coupées doivent être replantées – généralement dans les quelques mois qui suivent. Les forêts gérées de manière durables sont gérées selon un « régime forestier continu ».
Usage limité de pesticides et d’engrais
L’utilisation de produits chimiques, qui peuvent nuire à la qualité des sols et de l’eau, est restreinte. Les produits autorisés dépendent de la région.
Gestion des cours d’eau et qualité de l’eau
Les forêts bien gérées fonctionnent comme des filtres naturels, régulant le débit et la qualité de l’eau. Les pratiques de gestion durable minimisent l’érosion des sols et protègent les plans d’eau. Par exemple, il n’y a pas d’opérations à proximité des cours d’eau ; à la place, des zones protégées sont mises en place.
Protection des habitats
Les méthodes de gestion durable aident à préserver le faune et la flore, grâce à une structure forestière équilibrée et naturelle. Par exemple, après les coupes, les forestiers laissent au sol des tas de débris et des souches pour créer des habitats. De plus, l’absence de coupe rase, les zones de conservation et les zones protégées, favorisent les besoins spécifiques de diverses espèces. Maintenir des corridors écologiques est essentiel pour la connectivité des espèces.
Santé des sols
Les pratiques de gestion durables aident à maintenir la fertilité et la structure des sols, soutenant la biodiversité microbienne, essentielle à la santé des écosystèmes, et minimisent l’érosion des sols.
Responsabilité sociale
La vente de bois et d’autres produits forestiers (produits médicinaux, fruits, résine, etc.) fournit du travail et des moyens de subsistance aux communautés locales. De plus, la gestion durable protège les droits des peuples autochtones et autres parties prenantes, en mettant l’accent sur la répartition équitable des bénéfices et en promouvant le bien-être social (dimension culturelle et spirituelle des forêts).
Gestion adaptative
Évaluer régulièrement la santé des écosystèmes forestiers et les mesures de conservation permet d’ajuster la gestion forestière face au changement climatique notamment.
Assurer et maintenir les normes
Pour garantir que les forêts sont gérées de manière durable, nous avons pour politique d’obtenir un certificat par des tiers et avons des audits annuels de tous les actifs sous gestion directe ou sous conseil. Plutôt que d’affirmer que nous agissons correctement, nous pensons qu’une validation externe a davantage de valeur.
La certification par des tiers aide à garantir que nos pratiques de gestion forestière sont transparentes, bien documentées, et respectent les normes environnementales et sociales.
Nous reconnaissons deux systèmes de certification : le Forest Stewardship Council (FSC) et le Programme for the Endorsement of Forest Certification (PEFC, dont fait partie l’Initiative SFI aux États-Unis). Nous sommes concients que ces systèmes ne sont pas parfaits. En conséquence, nous recommandons parfois des mesures supplémentaires pour améliorer la biodiversité, la gestion de l’eau et des sols, et la résilience des actifs.
Une approche robuste
Nous croyons que suivre des principes de gestion durable conformes aux normes de certification permet aux investissements forestiers de jouer un rôle dans la transition verte, tout en répondant à la perte mondiale de biodiversité et en favorisant des écosystèmes résilients.
De plus, les investissements forestiers « core » peuvent améliorer la frontière efficiente d’un portefeuille d’investissement en offrant des performances attrayantes, ajustées au risque, une faible volatilité avec à la fois des composantes de revenu annuel et d’appréciation du capital, de faibles corrélations avec les autres classes d’actifs et une protection* efficace contre l’inflation.
Pour plus d’informations détaillées sur les avantages d’investir dans cette classe d’actifs, lisez Timberland – A Growing Asset Class.
* BNPP AM ne fournit aucune garantie de protection du capital.