Les investisseurs doivent contribuer à prévenir le déclin de la biodiversité

La pollution par l’homme et le changement climatique figurent parmi les causes de perte de biodiversité. Pourtant, des écosystèmes sains sont indispensables à notre survie. Sans la biodiversité, nos conditions de vie et l’économie mondiale seraient gravement touchées. C’est pourquoi il y a une prise de conscience croissante de la nécessité pour les investisseurs et les autres parties prenantes d’aider à freiner le rythme actuel du déclin de la biodiversité. 

La biodiversité fait référence à la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes qui composent la vie sur Terre et offre des avantages dont dépend l’humanité. Elle joue également un rôle crucial dans le soutien de nos économies, de notre société et de notre culture.

Les investisseurs ont leur rôle à jouer pour désamorcer ce scénario

Le règlement sur la publication d’informations en matière de finance durable de l’Union européenne, la loi américaine sur la réduction de l’inflation et le cadre mondial pour la biodiversité sont des exemples récents d’initiatives majeures visant à protéger et à restaurer la biodiversité.

Les entreprises peuvent contribuer à cet effort en développant des solutions innovantes pour lutter contre la perte de biodiversité. Elles peuvent par ailleurs mieux se préparer à un environnement réglementaire plus strict et à des risques croissants en matière d’obligations fiscales. Enfin, elles peuvent également bénéficier de flux de capitaux destinés à trouver des solutions à ce défi.

Les entreprises doivent également mieux comprendre leur exposition aux risques liés à la nature (risques physiques, de transition, de litige et réglementaires), dans la mesure où ceux-ci pourraient avoir une incidence négative sur leurs activités.

Le dangereux déclin de la nature

Entre 1970 et 2018, le déclin en taille des populations de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons est estimé à 69 %. Le rythme actuel de perte de biodiversité est plus élevé que jamais dans l’histoire de l’humanité.

La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques a identifié les principaux facteurs de perte de biodiversité comme suit : 

  • Modification de l’utilisation des terres et de la mer, augmentant la perte d’habitat
  • Surexploitation des ressources naturelles 
  • Augmentation des niveaux de pollution
  • Changement climatique
  • Des espèces envahissantes chassent les espèces endémiques. 

Alors que ces facteurs continuent de croître à un rythme insoutenable, près d’un million d’espèces sont actuellement menacées d’extinction, dont beaucoup d’ici quelques décennies seulement.

Évaluation de l’impact sur les portefeuilles d’investissement

Selon nous, et comme le souligne notre feuille de route sur la biodiversité, il est de plus en plus important de comprendre et d’évaluer l’impact potentiel de la perte de biodiversité sur un portefeuille d’investissement.

Cela est particulièrement important pour certains secteurs dont la dépendance vis-à-vis de la biodiversité ou les impacts de celle-ci sur ce dernier sont plus élevés. L’énergie, l’exploitation minière et des métaux, les services publics ainsi que l’alimentation et les boissons sont parmi les plus exposés aux risques liés à la perte de biodiversité.

Cependant, ces risques ne se limitent pas à ces secteurs. Parmi les autres domaines qui pourraient être touchés, citons la recherche pharmaceutique, où de nouveaux ingrédients actifs et molécules provenant d’organismes végétaux ou océaniques sont souvent cruciaux dans le développement de nouveaux traitements.

Ces ingrédients et molécules étant des sources potentielles d’innovation, permettant notamment l’identification de thérapies pour les pathologies humaines ou de traitement contre des bactéries résistantes aux antibiotiques. Le maintien de la biodiversité est donc essentiel de façon à préserver notre capacité à développer et à innover dans ces domaines.

Un rapport du Forum économique mondial indique que 25 % des médicaments utilisés en médecine moderne sont dérivés de plantes de la forêt tropicale, tandis que 70 % des médicaments contre le cancer sont des produits naturels ou synthétiques inspirés par la nature. Cela signifie qu’à chaque nouvelle espèce qui s’éteint, une possibilité de nouveau médicament disparaît.

Dans l’ensemble, les conséquences de perte de biodiversité sont beaucoup plus larges. Fondamentalement, le déclin de la biodiversité sape l’activité économique et, en fin de compte, notre prospérité.

Dans le même rapport, le Forum économique mondial (FEM) estime que 44 000 milliards de dollars de création de valeur économique – plus de la moitié du PIB mondial – dépendent modérément ou fortement de la nature et des services qu’elle nous rend, et sont donc exposés à la perte de biodiversité.

Se concentrer sur les entreprises qui joignent le geste à la parole

Le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 a inscrit la biodiversité à l’ordre du jour économique mondial. Depuis lors, de nombreux gouvernements ont décidé d’accorder plus d’importance à la durabilité et de placer cette dernière au centre de leurs programmes de développement économique. Nous croyons que l’activité économique peut être façonnée et calibrée pour réduire ses impacts sur la biodiversité.

Les investisseurs peuvent contribuer à cet effort en allouant des capitaux à des stratégies en rapport avec la biodiversité. BNP Paribas Asset Management propose une gamme de solutions ciblant ces enjeux, notamment une stratégie ETF (fonds négociés en bourse).

Pour plus d’articles sur les fonds négociés en bourse, consultez la catégorie ETF sur Viewpoint (en anglais).

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