Le nombre de femmes siégeant dans les conseils d’administration des entreprises n’a cessé d’augmenter, ce qui souligne les progrès graduels réalisés en matière de diversité à travers le monde, selon une étude annuelle de BNP Paribas Asset Management. Cependant, des différences persistent d’un pays à l’autre, révélant la nécessité de poursuivre les interventions des actionnaires par le biais du vote par procuration et du dialogue.
Entre 2021 et 2023, le nombre de femmes dans les conseils d’administration a augmenté dans toutes les régions du monde : dans les entreprises dans lesquelles nous investissons, ce nombre s’élève à 29 % des sièges en moyenne, soit une augmentation de deux points de pourcentage par rapport à 2022.[1] (en anglais)
Cette augmentation intervient deux ans après la mise en œuvre de la directive européenne visant à promouvoir l’égalité parmi les administrateurs.[2] Elle est en accord avec notre engagement en faveur de la diversité, qui est l’un des piliers de notre stratégie mondiale de développement durable récemment mise à jour.
En tant que gestionnaire d’actifs, nous pensons avoir un rôle crucial à jouer pour faire progresser la féminisation des organes décisionnels par le vote et le dialogue constructif. Cependant, tant que des disparités subsistent, nous poursuivrons nos efforts pour promouvoir la mixité et la diversité au sein des entreprises dans lesquelles nous investissons.
Dans toutes les régions, nous investissons dans des entreprises présentant une plus grande mixité par rapport à la base de données d’ISS, l’un des principaux fournisseurs de services de gouvernance d’entreprise.
Des résultats encourageants malgré des différences entre les pays
Partout dans le monde, la France est en tête en termes de représentation des femmes dans les portefeuilles de BNPP AM (45 % en 2023).
Dans nos portefeuilles, les changements les plus importants ont eu lieu
- en Asie (18 % en 2023 contre 14 % en 2022)
- en Amérique latine (19 % en 2023 contre 14 % en 2022)
- en Australie et en Nouvelle-Zélande (35 % à 40 % respectivement[A1] ).
L’Europe est passée de 36 % en 2022 à 37 % en 2023, mais il convient de noter qu’il s’agit déjà de l’une des régions les plus avancées au monde en termes de femmes siégeant aux conseils d’administration.
La parité est loin d’être atteinte en Asie, notamment au Japon, qui compte 17 % de femmes dans les conseils d’administration des sociétés du portefeuille de BNPP AM. Le pays du soleil levant est à la traîne derrière l’Inde, la Malaisie et Singapour, qui en comptent respectivement 20 %, 33 % et 23 %, soit un taux de diversité supérieur à celui de leurs voisins.
Concernant les États-Unis, nous comptons 33 % de femmes administratrices dans nos portefeuilles, ce qui représente un pourcentage légèrement inférieur à celui exigé par notre politique.
Comme l’explique Johanna Lasker, Directrice générale de BNP Paribas Asset Management États-Unis, « La mixité au sein des conseils d’administration américains n’a cessé de s’améliorer ces dernières années, bien qu’elle ne réponde pas encore à nos exigences. Le faible taux de renouvellement des administrateurs, les méthodes de recrutement désuètes et l’aversion des États-Unis à fixer des quotas, ou simplement des objectifs, contribuent à cette situation. Il ne s’agit pas seulement de donner le bon ton et de faire progresser l’équité en milieu de travail, il s’agit également d’une gestion efficace des risques. Si les conseils d’administration recherchent vraiment les meilleurs et les plus brillants, ils doivent être paritaires ».
Nous exigeons un minimum de 35 % de femmes dans les conseils d’administration en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande, et 20 % en Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient.
Pour 2025, nous avons fixé un seuil plus élevé : 40 % dans les conseils d’administration d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Australie, d’Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande.
Notre politique de vote ambitieuse
Depuis 2019, nos critères de vote des administrateurs contiennent spécifiquement des éléments liés à la mixité. Les exigences ont été progressivement renforcées, avec une approche différenciée par région du monde.
En 2023, au nom de la parité hommes-femmes, nous avons rejeté 48 % des propositions de conseils d’administration lors des assemblées générales annuelles.
En plus de voter lors des AGA, nous collaborons avec les entreprises dans lesquelles nous investissons. En 2023, sur les 38 entreprises que nous avons ciblées, 11 ont adopté des changements et augmenté le ratio femmes/hommes d’administrateurs pour atteindre notre seuil en matière de mixité. Par ailleurs, bien qu’elles n’aient pas encore atteint ce dernier, huit entreprises ont apporté des améliorations ou se sont engagées à atteindre un niveau de 40 % de femmes en 2025. Nous pensons que cela montre l’efficacité de notre engagement.
Nous estimons que la parité entre les sexes a une incidence fondamentale sur la prospérité des économies et des sociétés. Étant donné que les femmes représentent la moitié des talents mondiaux, il est tout à fait logique d’un point de vue économique et commercial d’en tirer le meilleur parti possible.
Nous considérons la diversité comme une source de surperformance financière et de création de valeur durable. De nombreuses études ont démontré que la présence de femmes au sein d’un conseil d’administration est bonne pour les affaires.
[1] L’étude compare les 3 250 sociétés dans lesquelles BNPP AM investit, avec les près de 21 000 sociétés cotées comprises dans la base de données Institutional Shareholder Services (ISS). Les données sont de fin décembre 2023.
[2] La directive exige que toutes les grandes entreprises cotées prennent des mesures visant à accroître la présence des femmes dans les postes de direction et au sein des conseils d’administration d’ici juillet 2026. Pour plus d’informations
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