Deux minutes pour s'informer sur les marchés financiers : nouveau sommet pour les valeurs américaines ; mise en garde de la BCE concernant la vulnérabilité des marchés

Que faut-il savoir ?  

Les valeurs américaines ont signé une nouvelle série de performances historiques, dopées par les solides performances des entreprises technologiques et par un optimisme prudent quant à un éventuel accord au Moyen-Orient susceptible de prolonger le cessez-le-feu et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz. Les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq ont tous atteint des niveaux records la semaine dernière dans un contexte de repli des prix du pétrole. Parallèlement, l’économie américaine a progressé de 1,6 % en rythme annualisé au premier trimestre selon une deuxième estimation officielle. Ce chiffre a été revu à la baisse par rapport aux 2 % de croissance initialement estimés, tout en restant supérieur aux 0,5 % affichés au T4.

Dans le monde  

Selon la dernière Revue de stabilité financière publiée par la Banque centrale européenne, le choc d’offre énergétique est source à la fois de risques haussiers pour l’inflation et de risques baissiers pour la croissance économique. Le rapport précise toutefois que les marchés financiers s’adaptent aux tensions et aux perturbations en matière d’approvisionnement énergétique, et que les banques de la zone euro ont bien géré la récente période d’incertitude. La BCE souligne en revanche que la confiance des marchés pourrait se dégrader, les risques baissiers « semblant sous-estimés ». Les marchés anticipent une hausse des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion de la BCE. Parallèlement, selon les dernières Perspectives des économistes en chef du Forum économique mondial, 89 % des personnes interrogées s’attendent à un essoufflement de la croissance mondiale au cours des 12 prochains mois.

Le chiffre à la une : 2032

Un rapport de BloombergNEF prévoit que l’énergie solaire deviendra la première source d’électricité au monde d’ici à 2032, devant le gaz naturel, le pétrole et le charbon. Ce bouleversement devrait résulter d’une surcapacité massive, des avancées technologiques et de la baisse des prix. L’analyse fait également état d’une embellie des perspectives en matière de déploiement des batteries, avec une multiplication par 17 des capacités de stockage entre 2025 et 2035. Selon le rapport, les investissements mondiaux dans la transition énergétique ont atteint un niveau record de 2 300 milliards de dollars en 2025, mais l’objectif de neutralité carbone nécessitera 235 000 milliards de dollars d’ici à 2050.

Le graphique de la semaine

Après le Jour de la Libération, la confiance des consommateurs américains (selon les chiffres du Conference Board) a chuté à un niveau inégalé depuis le confinement de 2020. Elle s’est depuis redressée, mais reste inférieure à sa moyenne à long terme. En revanche, la consommation privée réelle ne s’est pas effondrée. Les études montrent qu’il existe une corrélation entre confiance des consommateurs et dépenses des ménages, mais bien que statistiquement significative, cette corrélation reste fragile. Cette relation s’est fragilisée encore davantage depuis l’envolée de l’inflation en 2021-2022, ce qui pourrait expliquer pourquoi, en mai, les deux tiers des ménages ont déclaré avoir revu leurs dépenses à la baisse face à l’inflation. L’autre élément dont il faudra tenir compte dans les mois à venir est l’attitude des consommateurs vis-à-vis du marché de l’emploi. En effet, selon l’enquête menée par le Conference Board, seuls 25,5 % des consommateurs font état d’une offre d’emploi abondante, soit le taux le plus bas depuis février 2021.

Le bon mot

Catnomics : l’influence économique des chats au Japon est considérable, chaque propriétaire dépensant en moyenne environ 1,8 million de yens (11 300 dollars US) pour son animal de compagnie. Selon une étude récente menée par Katsuhiro Miyamoto, professeur émérite à l’Université du Kansai, sur le phénomène appelé « catnomics » ou « nekonomics », le culte que vouent les Japonais à leurs chats de compagnie pourrait contribuer à hauteur d’environ 3 000 milliards de yens (18,8 milliards de dollars) à l’économie japonaise en 2026. Un article publié dans The Guardian souligne que cette estimation équivaut presque à l’impact économique de l’Exposition universelle de 2025 à Osaka, M. Miyamoto précisant que les chats au Japon produisent « un effet économique comparable, signe de la contribution significative qu’ils apportent à l’économie japonaise ».

À venir

Lundi sera publié le dernier taux de chômage de la zone euro, suivi mardi des chiffres de l’inflation. Les chiffres actualisés de la croissance du PIB australien au T1 sont attendus mercredi, de même que plusieurs indices composites des directeurs d’achat, notamment ceux concernant les États-Unis, le Royaume-Uni, la zone euro, le Japon et la Chine. Enfin, les derniers chiffres de l’emploi aux États-Unis seront communiqués vendredi, ainsi que la troisième estimation de la croissance du PIB dans la zone euro au T1. La précédente estimation faisait état d’une expansion de 0,1 % de l’économie de la région au T1, soit un léger ralentissement par rapport aux 0,2 % enregistrés au T4.

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