Depuis un an, les marchés actions et obligataires ont bénéficié non seulement du soutien accru des banques centrales mais aussi de l’abandon manifeste de l’« austérité » comme mode de réponse aux chocs économiques. Les États n’ont pas cherché à regagner la confiance des investisseurs en respectant une discipline budgétaire mais ont utilisé la marge de manœuvre offerte par les banques centrales pour accroître sensiblement leurs déficits budgétaires. La baisse des taux d’intérêt a largement soutenu les marchés actions mais la croissance des bénéfices doit désormais prendre le relais. Alors que les valorisations des actions viennent d’atteindre leur plus haut en 20 ans, le marché anticipe une forte hausse des bénéfices dans les années à venir.
Cette perspective est probablement justifiée par les mesures de relance et les programmes d’investissement déployés aux États-Unis, qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars. L’augmentation de l’impôt sur les sociétés pourrait néanmoins limiter la croissance bénéficiaire, alors que le durcissement de la fiscalité des particuliers est susceptible de réduire le volume de capitaux permettant de financer des secteurs qui ne sont pas forcément ceux visés par les décisions du gouvernement.
Quel que soit l’indicateur considéré, la plupart des marchés actions, et plus seulement aux États-Unis, affichent des valorisations très tendues. Si la faiblesse des taux et de l’inflation justifie une prime par rapport aux moyennes historiques, une normalisation paraît inévitable. Quand va-t-elle se produire et quelle sera son ampleur ?
Pour en savoir plus, visionnez la vidéo de Daniel Morris, chief market strategist
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