Talking Heads : Zoom sur les petites capitalisations américaines

Dans ce podcast, Nathalie Benatia, Senior Market Strategist, échange avec Frédéric Surry, responsable adjoint de la gestion actions chez BNP Paribas Asset Management, sur les raisons d’inclure les petites capitalisations américaines dans un portefeuille : diversification sectorielle, sensibilité au cycle économique, valorisations attractives et dynamique d’innovation.

XXX BNP AM

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Nathalie Benatia : Bonjour, je suis Nathalie Benatia de l’Investment Insights Centre. Pour ce podcast consacré à notre stratégie sur les petites capitalisations américaines, j’ai le plaisir de recevoir Frédéric Surry, responsable adjoint de la gestion action de BNP Paribas Asset Management. Avec lui, nous allons voir pourquoi une exposition aux petites capitalisations peut être pertinente dans l’environnement économique actuel. Bonjour Frédéric.

Frédéric Surry : Bonjour Nathalie.

Nathalie Benatia : Frédéric, pour commencer, peux-tu nous rappeler les principales caractéristiques des petites capitalisations comme classe d’actifs et comme révélateur de la santé d’une économie ?

Frédéric Surry : Alors le premier point, c’est la diversification. La diversification, elle est plus forte au sein de l’univers petites capitalisations boursières américaines. En effet, le secteur IT et les services de communication représentent 43 % au sein des grandes capitalisations représentées par le S&P 500, mais juste 17 % des petites capitalisations représentées par le Russell 2000. Donc effectivement, une diversification plus forte. Le deuxième point, c’est les petites capitalisations, elles sont plus sensibles au cycle économique. Et bénéficient pleinement de l’économie américaine qui est très résiliente en ce moment. À la fois en termes de croissance, d’emploi et aussi au niveau de la consommation. Le dernier point, la croissance des bénéfices, elle est plus forte pour les petites capitalisations que pour les grandes capitalisations. Voilà les éléments clés représentant les caractéristiques des petites capitalisations comme classe d’actifs.

Nathalie Benatia : Merci. Je comprends de tes explications que les petites capitalisations offrent une diversification intéressante par rapport aux indices phares des grandes capitalisations, notamment en ce moment très concentrés sur le secteur technologique. Bien évidemment, petites capitalisations sont aussi synonymes de davantage de volatilité, mais aussi, et c’est très important, d’un plus fort ancrage dans la réalité économique. Nous avons évoqué les conséquences de la situation conjoncturelle américaine, mais d’abord, j’aimerais que tu nous parles des spécificités de notre équipe de gestion sur les actions américaines, installée à Boston. Je crois que c’est une équipe expérimentée dans la finance et avec des connaissances très pointues sur certains secteurs. C’est bien ça ?

Frédéric Surry : Oui, tout à fait, Nathalie. C’est une équipe expérimentée de neuf analystes gérants basés à Boston avec une connaissance approfondie des univers d’investissement, notamment sur la technologie, les biotech, le consommateur. Une équipe qui rencontre régulièrement les managements des entreprises et qui est intégrée à l’écosystème local aux États-Unis. Écosystème représenté par les universités, la recherche, les startups et bien sûr les entreprises du Russell 2000. Donc c’est des spécialistes sectoriels qui interagissent aussi avec les autres équipes de gestion actions de BNPP AM et qui s’appuient sur une recherche approfondie. Une recherche approfondie, (1.) pour prendre des décisions d’investment et retenir 70 à 100 valeurs pour le portefeuille ; (2.) pour gérer les risques, comme tu l’évoquais, notamment les risques de liquidité ; et dernier point (3.) aussi pour délivrer cette performance de qualité que l’équipe a su générer durant ces dernières années.

Nathalie Benatia : Oui, la notion d’écosystème local est à la fois très parlante et bien sûr très très importante. Donc si je résume ce que nous nous sommes dit jusqu’à présent, les petites capitalisations américaines, c’est une diversification au sein de l’exposition actions. C’est une équipe chez nous qui a les moyens de sélectionner les secteurs et les entreprises susceptibles de performer et de contribuer à la croissance économique. Et donc dans ce cadre, moi la question qui me vient à l’esprit, c’est assez simple à poser, peut-être la réponse sera plus compliquée, mais est-ce que c’est le moment opportun pour se positionner, alors que l’environnement économique est sans doute un peu moins dégagé que ce qu’on pouvait espérer en début d’année du fait de la situation géopolitique et des risques inflationnistes ?

Frédéric Surry : Excellente question Nathalie. Effectivement, est-ce le moment opportun ? Pour répondre à cette question, il faut considérer deux facteurs clés : la valorisation, et les facteurs domestiques aux États-Unis. En termes de valorisation, les multiples des petites capitalisations boursières est proche de la moyenne long terme. En effet, le ratio cours-bénéfice sur le Russell 2000 est à 17. Ce ratio cours-bénéfice relatif aux petites capitalisations par rapport aux grandes capitalisations est à un plus bas, à 0,7. Donc qu’est-ce qu’on voit ? On voit des valorisations attractives pour les petites capitalisations boursières. Le deuxième élément important, ce sont les éléments et les facteurs domestiques aux États-Unis. Il y a une dynamique forte du marché actions et aussi du marché non listé avec des fusions-acquisitions, des introductions en bourse qui dopent le marché des petites capitalisations boursières. Le dernier élément est aussi la déréglementation aux États-Unis, qui est un soutien économique fort pour les petites entreprises, soutenu aussi par des mesures fiscales locales aux États-Unis. Donc comme je viens de l’évoquer, la classe d’actifs petites capitalisations aux États-Unis est attractive en termes de valorisation. Elle offre des opportunités intéressantes pour nos experts et elle a aussi une dynamique de collecte intéressante et importante ces derniers mois.

Nathalie Benatia : Ouais très bien, c’était très clair et surtout j’ai l’impression que ça remet en perspective des éléments importants qu’il faut avoir à l’esprit quand on s’intéresse aux petites capitalisations. D’abord, on l’a dit, des entreprises qui sont ancrées dans la réalité économique. Et puis du point de vue des marchés, des valorisations relatives attractives par rapport aux grandes capitalisations, et un certain nombre de facteurs domestiques très importants aux États-Unis. Et sur le marché, un mouvement de fusion-acquisition, un mouvement d’introduction en bourse, et plus généralement la déréglementation et des mesures fiscales locales. On en revient finalement à cet ancrage des petites capitalisations, parce que les entreprises qui sont derrière ces titres sont souvent des entreprises malgré tout d’une taille respectable. Tout ça nous fait, de notre point de vue, une opportunité pour ajouter finalement à des portefeuilles cette classe d’actifs, ces petites capitalisations, pour une meilleure diversification. Peut-être une dernière question, on a peu évoqué des éléments potentiellement moins favorables. Des difficultés de refinancement peut-être, dans la situation actuelle, alors qu’on voit que les taux commençaient à se tendre ? Peut-être l’importance de l’adaptation de ces entreprises, qu’est-ce que vous en pensez dans l’équipe ?

Frédéric Surry : Alors c’est à examiner secteur par secteur, puisqu’on le voit bien, la dynamique des secteurs est très différente au sein de l’univers, ce que j’évoquais tout à l’heure. Ce que l’on voit, c’est des entreprises qui sont capables de s’adapter à leur environnement économique, à l’environnement financier, qui sont capables d’innover. Et ça c’est très important pour nous, pour apporter des solutions aux enjeux d’aujourd’hui et aux enjeux de demain. Donc on a, à travers notre univers d’investissement, cette capacité à aller sélectionner les leaders dans les différents secteurs, et ces leaders qui seront générateurs de résultats financiers et aussi de performance pour le fonds que nous gérons.

Nathalie Benatia : Innovation, c’est le mot que je retiens de notre conversation. Merci beaucoup Frédéric pour ta participation aujourd’hui à ce podcast, nous sommes arrivés au terme de cet épisode.

Frédéric Surry : Merci Nathalie.

Nathalie Benatia : Si vous souhaitez plus d’informations, veuillez vous adresser à votre contact chez BNP Paribas Asset Management. Vous pouvez aussi consulter notre blog Viewpoint ou notre site www.bnpparibas-am.com. Vous avez écouté un podcast de BNP Paribas Asset Management animé par Nathalie Benatia avec aujourd’hui Frédéric Surry sur notre stratégie Action US Small Cap.

Cette présentation comprend une discussion sur de récents événements de marché et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une offre de vente de produits ou de services par BNP Paribas Asset Management. Les opinions exprimées dans le présent enregistrement constituent le jugement de la société de gestion de portefeuille au moment indiqué et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.

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